Cyprien
Il dure 1h 38 est c’est très largement suffisant. Commençant comme ça, une critique ne donne pas envie de se jeter dans la salle obscure.
Je n’aime pas les petites annonces d’Elie, et pourtant je suis allée voir Cyprien. Les petits extraits choisis des bandes annonces faisaient entrevoire un film léger et un bon moment en perspective.
L’histoire est un peu tirée par les cheveux, il y a tout de même du surnaturel là dedans. Mais la vie, la vraie de Cyprien, je sais que c’est celle de plusieurs gentils gars marginalisés. Trop à fond dans leur trip, ils se coupent de la société et des autres. Mais le jet setter vivant la nuit entre coupe de champagne, vêtements de marque et accessoirement cocaïne n’est-il pas également en marge de la société ? Pourtant lui on l’aime, on l’adule…
Et si on en revenait au film, la pauvre Elisa Tovati ne s’améliore vraiment vraiment pas, j’ai trouvé sa petite prestation minable. Catherine Deneuvre, m’a déçue, l’âge ne lui va pas très bien. Léa Drucker est une très bonne comédienne qui donne un peu de corps au jeu du film. Elie est très fidèle à lui-même.
J’ai passé des moments à rire, d’autres à pleurer, d’autres à m’ennuyer. Une fois que quelques minutes se déroulent, la fin est téléphonée et aucun suspens ni rebondissement à la clé. L’intérêt du film réside dans quelques petites piqures de rappel de savoir vivre. Le scénario n’a pas été assez travaillé, ni les scènes. Ce sentiment de quelque chose fait à l’économie ressort, les actions et les scènes s’enchainent sans nous transporter.
Pour le résumé, à mon habitude je renvoie sur Allociné dont c’est le métier. Pour la note, 2/5 me paraît adapté.